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Électronégativité et polarité des liaisons

L’électronégativité décrit la tendance d’un atome engagé dans une liaison à attirer vers lui la densité électronique. Une différence d’électronégativité peut rendre une liaison polaire.

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Une échelle comparative

L’électronégativité n’est pas une énergie mesurée directement comme une énergie d’ionisation. Plusieurs échelles existent ; l’échelle de Pauling est la plus connue. Le fluor y possède la valeur la plus élevée.

H–Cl

Le chlore est plus électronégatif que l’hydrogène. La densité électronique de la liaison est donc davantage attirée vers Cl, ce que l’on représente souvent par des charges partielles δ⁺ sur H et δ⁻ sur Cl.

Liaison polaire ≠ molécule polaire

La polarité globale d’une molécule dépend de la somme vectorielle des moments dipolaires de ses liaisons et de sa géométrie. CO₂ possède des liaisons C=O polaires, mais la molécule linéaire a un moment dipolaire total nul.

Une tendance périodique

L’électronégativité augmente globalement de gauche à droite et vers le haut du tableau, mais les comparaisons précises doivent s’appuyer sur une échelle définie et sur le contexte chimique.

Ne pas réduire une liaison à un seuil unique : les catégories « covalente » et « ionique » décrivent des limites utiles, alors que de nombreuses liaisons réelles ont un caractère intermédiaire.