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Les blocs s, p, d et f

Le tableau périodique peut être découpé en quatre blocs électroniques. Les lettres s, p, d et f indiquent le type de sous-couche associé au remplissage électronique de la zone considérée.

Relier le tableau aux sous-couches électroniques

Les blocs s, p, d et f indiquent le type de sous-couche en cours de remplissage

Le découpage en blocs n’est pas décoratif : il traduit l’organisation quantique des électrons. Une sous-couche s comporte 1 orbitale, p en comporte 3, d en comporte 5 et f en comporte 7. Comme chaque orbitale peut contenir au maximum deux électrons, les largeurs maximales associées sont 2, 6, 10 et 14 colonnes.

Bloc s

1 orbitale → 2 électrons maximum.

Bloc p

3 orbitales → 6 électrons maximum.

Bloc d

5 orbitales → 10 électrons maximum.

Bloc f

7 orbitales → 14 électrons maximum.

Exemple pratique : sodiumNa a pour configuration [Ne] 3s¹. Son dernier électron occupe une sous-couche s : il appartient donc au bloc s.

Pourquoi le bloc d est au centre

Les métaux de transition correspondent au remplissage progressif d’une sous-couche d d’un niveau principal inférieur à la couche externe s. C’est pourquoi les dix colonnes du bloc d apparaissent entre les blocs s et p dans les périodes longues.

Lecture de la période 4

K et Ca appartiennent au bloc s, puis Sc à Zn au bloc d, puis Ga à Kr au bloc p. Cette succession reflète l’ordre de remplissage énergétique des sous-couches concernées.

Pourquoi le bloc f est souvent dessiné en dessous

Les lanthanides et actinides remplissent des sous-couches f. Pour garder un tableau compact, leurs 14 colonnes sont généralement déplacées sous le corps principal, mais elles appartiennent bien aux périodes 6 et 7.

À ne pas confondre« Bloc » ne signifie pas « famille chimique ». Le bloc s contient notamment l’hydrogène, les alcalins et les alcalino-terreux, qui n’ont pas tous la même chimie.
  1. Écrivez ou lisez la configuration électronique.
  2. Repérez la sous-couche où entre l’électron différenciant.
  3. Associez s, p, d ou f au bloc.
  4. Utilisez ensuite groupe et période pour préciser la position.
En résumé

Le découpage 2–6–10–14 vient directement du nombre d’orbitales disponibles dans les sous-couches s, p, d et f.

Références vérifiées : structure électronique atomique et organisation du tableau périodique selon les conventions IUPAC.
← Sujets scientifiquesLire le tableauOrbitales atomiques

Bloc s

À gauche du tableau, plus l’hélium. Une sous-couche s peut accueillir jusqu’à 2 électrons.

Bloc p

À droite du tableau, sauf l’hélium. Une sous-couche p peut accueillir jusqu’à 6 électrons.

Bloc d

Au centre : les éléments de transition. Une sous-couche d peut accueillir jusqu’à 10 électrons.

Bloc f

Les deux rangées généralement placées sous le tableau. Une sous-couche f peut accueillir jusqu’à 14 électrons.

1 · D’où viennent les lettres ?

Une notation héritée de la spectroscopie

Les lettres viennent des noms anglais historiques de séries spectrales : sharp, principal, diffuse et fundamental. Elles ont ensuite été conservées dans la notation scientifique internationale pour désigner les sous-couches.

2 · Lire une configuration

La terminaison électronique aide à repérer le bloc

Sodium : 1s² 2s² 2p⁶ 3s¹

La configuration se termine par 3s¹ : le sodium appartient au bloc s.

Chlore : [Ne] 3s² 3p⁵

La configuration se termine dans une sous-couche p : le chlore appartient au bloc p.

3 · L’exception à connaître

L’hélium : groupe 18, mais bloc s

L’hélium est placé avec les gaz nobles parce que ses propriétés chimiques correspondent au groupe 18. Pourtant sa configuration est 1s² : du point de vue électronique, il appartient au bloc s. Cet exemple montre que groupe et bloc ne décrivent pas la même chose.

À retenir : les blocs relient la géométrie du tableau à la structure électronique. Ils ne sont pas simplement quatre couleurs ou quatre zones graphiques.